Paris, Avenue Daumesnil, en contrebas de la "coulée verte" foulée 24/24 par des joggeurs et joggeuses. Une bonne literie et une activité sportive régulière : les clés de la santé urbaine.
dimanche 4 mars 2012
Santé urbaine
Paris, Avenue Daumesnil, en contrebas de la "coulée verte" foulée 24/24 par des joggeurs et joggeuses. Une bonne literie et une activité sportive régulière : les clés de la santé urbaine.
Paris capitale des arts
Dans le 13e
arrondissement, à l’orée de la bibliothèque municipale Rainer
Maria Rilke – qui écrivit : « Je suis un étranger et
un pauvre ; je ne fais que passer » –, l’œil poète
remarquera comme une scène circulaire, mais impraticable, la faute
au jardin de cailloux qui l’agrémente. Le 1% artistique pourrait
bien avoir trouvé là, enfin, la force de sidération qui sied au
chef d’œuvre.
Les deux Busabri des Enfants du Canal
Les Enfants du Canal ont créé un tout nouveau mobilier urbain, aux antipodes de l'abribus dissuasif : le Busabri, accueil de jour mobile, "habillé" par le designer Ruedi Baur. Pas d'injonction à entrer dans un "processus social" dès lors qu'on en franchit le seuil : on entre, on se sert un café, on lit, on se couche à l'étage pour un temps de repos à l'abri des regards, en surplombant même la ville qui d'habitude domine et assaille. Tous les jours, on le retrouve rue Froidevaux, dans le 14e arrondissement. Voir le site des Enfants du Canal ici.
Etre la cible de la police sanitaire
"Prendre en charge" les corps en trop, mission des institutions sanitaires et sociales. Où l'habillage (blanc ambulance ; bleu blanc rouge forces de l'ordre) manifeste combien il est ici question de police des corps et des espaces.
Art public
Avenue de Flandre, à quelques pas de l'entrée de l'école d'architecture de Paris la Villette : un anti-corps transformant ce pauvre site en définitif non-site. L'art public des temps présents, ou l'art de rayer des espaces de la carte. Fragment d'un catalogue en extension constante de formes urbaines toujours plus "innovantes", permettant de rendre toujours plus banale une violence pourtant extraordinaire.
Le doux nom des villages d'insertion
Ce sont des enclos réservés aux Roms qu'après enquête sociale l'on juge "insérables" (environ une famille sur huit sondées à l'occasion d'opérations dites de "démantèlement" de campements). D'une qualité urbaine tout à fait douteuse, aux règlements intérieurs inénarrables et néanmoins d'inspiration carrément pénitentiaire, à l'ambiance franchement sécuritaire (grillages, maîtres chiens, bain de lumière aveuglante constant, ad libitum). L'avant-garde de "l'accueil", ou l'art parfaitement asséché du "faire village". Voir entre autres les travaux accablants conduits par Olivier Legros, comme par exemple ce texte.
Confort obscène ?
Dans Paris intra-muros, une vingtaine de lieux sont investis quotidiennement afin de servir un repas gratuit. Un beau jour, on considèrera que les conditions dans lesquelles sont servies ces dites "soupes populaires" sont simplement scandaleuses. Et l'on s'efforcera de créer des espaces dignes de ce nom pour simplement permettre aux personnes de manger : des assises, des abris, un service, et mille agréments qui ne sont, dans ce cas, pas du luxe.
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